FESTIVAL NUIT DE LA PHILOSOPHIE ROUEN 2023
Formulaire de contact
Seulement pour des questions générales sur la Nuit de la Philosophie.
Pour les billets et les inscriptions aux différentes manifestations, vous trouverez les informations directement sur les pages des manifestations elles-mêmes.
En cliquant sur envoyer, j’accepte de recevoir les informations du festival La Nuit de la Philosophie. Je pourrai me désabonner à tout moment.


La conscience, les consciences
Rencontre avec Céline Gaulot, docteur en Sciences Humaines, psychanalyste Jungienne, fondatrice de ICHU-école de Conscience.
Jeudi 13 novembre à l’Ecodome de Talence
Une trentaine de personnes ont assisté à l’exposé de Céline Gaulot sur « la conscience et ses modes », inspiré des travaux du psychanalyste suisse Carl Gustav Jung. La conférencière a rappelé que la conscience, loin de se réduire à la simple vigilance quotidienne, n’en représente qu’une petite partie, comparable à la partie émergée d’un iceberg. Elle l’a définie comme une fonction de synthèse intégrant imagination, pensée et idéation, en constante évolution depuis l’enfance. S’appuyant sur Jung, elle a expliqué que l’enfant est porteur d’une mémoire transgénérationnelle, voire karmique. L’enjeu de la vie adulte serait alors la réalisation du Soi, ce « joyau de l’âme », par un processus d’individuation. Celui-ci implique une différenciation vis-à-vis des instincts, des pulsions et des conditionnements sociaux. Céline Gaulot a comparé ce cheminement au processus alchimique, en trois étapes symboliques : œuvre au noir, au blanc et au rouge. Elle a également abordé la conscience transpersonnelle, telle qu’on peut l’expérimenter dans certains états de transe, ouvrant sur des vécus proches du chamanisme et un sentiment d’unité avec l’humanité. Enfin, la conférence a soulevé une question vertigineuse : le cerveau crée-t-il la conscience ou n’en est-il que le récepteur, dans un univers lui-même peut-être conscient ? Quoi qu’il en soit, l’élargissement de la conscience s’accompagne toujours d’un approfondissement des valeurs humaines comme l’empathie, la responsabilité et l’amour.
Thomas Meyer : Hannah Arendt
Quelle spiritualité pour le XXIe siècle ?